Archives par étiquette : culture analytics

L’art des données / Les données de l’art

Conférence à la MESHS le 4 avril 2017

Les données sont aujourd’hui un enjeu essentiel. En art, elles sont à la fois point de départ et matériau d’oeuvres contemporaines ainsi que de nouvelles methodologies de recherche. Nous proposons d’aborder cette question par un dialogue entre un artiste et un chercheur. Fabien Zocco, artiste diplômé du Fresnoy en 2016, présentera sa démarche basée sur les données, et en particulier ses créations à partir de twitter et google street view. Clarisse Bardiot reviendra sur le programme Culture Analytics qu’elle a suivi en 2016 à la UCLA (avec entre autres Lev Manovich) et les enjeux de ce nouveau champ disciplinaire pour la recherche sur l’art.

Cette première conférence se poursuivra par un cycle associant pour chaque séance un artiste et un chercheur sur l’année 2017/2018.

Image : Fabien Zocco, Threads, 2014

Arts de la scène et Culture Analytics – conférence à Montréal

Conférence

20/02/2017

Présentation de mes travaux récents dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques et le CRIHN – Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques.

Résumé :
Alors que les arts de la scène ont largement investi le champ des « nouvelles » technologies d’un point de vue esthétique, l’application de ces technologies à leur étude est un phénomène embryonnaire. Les humanités numériques ne serait-elles pas pour les études théâtrales l’étendard prometteur de nouvelles perspectives scientifiques qu’elles sont pour d’autres disciplines ? Après un panorama sur les « deux vagues » (Presner, 2010) des humanités numériques dans le champs des études théâtrales, j’examinerai plus particulièrement les possibilités offertes par les Culture Analytics, soit l’analyse de la culture basée sur les données. A partir des méthodologies présentées et expérimentées pendant le programme Culture Analytics à UCLA, je présenterai différentes pistes de recherches pour l’étude, l’analyse et la documentation des arts de la scène dans un contexte de « medium data ».

Culture Analytics et pratiques patrimoniales

3 et 4 octobre 2016

Responsabilité scientifique : Clarisse Bardiot et Nicolas Thély

Manifestation organisée dans le cadre du programme émergent DORRA-DH de la MESHS, en collaboration avec DeVisu (UVHC), Arts : pratiques et poétiques (Rennes 2), Humanistica, MSH-B, le Louvre-Lens et l’IRCICA.

Le programme de recherche DORRA-DH a pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques à partir de l’étude et de la création d’outils spécifiquement conçus en ALL-SHS. Les premières actions du programme ont consisté d’une part à créer le groupe de travail Arts+Design+Humanités Numériques au sein de l’association Humanistica, d’autre part à organiser un atelier-formation au logiciel Rekall. Le programme de recherche a également donné lieu à une enquête de terrain au Canada et aux Etats-Unis portant sur les outils et les logiciels développés dans les contextes artistique et culturel.

Les journées du 3 et 4 octobre viennent clore le programme de recherche. La première journée sera consacrée à l’organisation d’ateliers sur les interfaces numériques développées par le Louvre-Lens et à l’IRCICA (3D, réalité virtuelle, salle immersive). La seconde journée mettra en perspective le programme Cultural Analytics initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

3 octobre – Workshop

Musées numériques : médiation et conservation des œuvres

Dessin numérique et esquisse. Avec Laurent Grisoni, Professeur de Science informatique, Université Lille 1 (coordination Clarisse Bardiot).

Lieu : IRCICA

Les dispositifs in situ du Louvre-Lens. Avec Guilaine Legeay, chargée de conception multimédia au Louvre-Lens (coordination Nicolas Thély et Marie Rousseau).

Lieu : le Louvre-Lens

4 octobre – Journée d’études

Culture Analytics et pratiques patrimoniales

Introduction à la journée : Martine Benoit, directrice de la MESHS ; Clarisse Bardiot et Nicolas Thély

Design, expérientialité du livre et humanités numériques : Renée Bourassa, professeure titulaire à l’École de design de l’Université Laval (Québec)

Cette communication veut exposer un projet de recherche en démarrage portant sur le livre que les pratiques innovantes du design numérique reconfigurent, en le situant dans le vaste champ interdisciplinaire des humanités numériques. Le concept de livre fédère un ensemble de pratiques créatives qui en multiplient les configurations potentielles. Par un retour à sa matérialité, que promeut une approche de design située au cœur des humanités numériques, le livre déploie ses affordances en territoire numérique selon diverses propositions actuelles : livres augmentés, dispositifs web ou installations médiatiques. En étant attentifs à son contenu et à sa mise en forme, tout comme à son histoire et à son devenir, ce sont nos rapports à la forme et à la figure du livre qui sont interrogés. Ce projet exemplifie les approches de deuxième génération des humanités numériques, davantage tournées vers les aspects interprétatifs, expérientiels et émotionnels de leurs objets d’étude. D’une part, ces approches nous invitent à considérer non seulement les méthodologies quantitatives appliquées aux corpus anciens, mais également les pratiques numériques en elles-mêmes dans leurs dimensions expérientielles et performatives. D’autre part, elles interrogent les aspects transformatifs de notre relation avec les artéfacts cognitifs, à travers l’hypothèse de l’Extended Mind.

Descripteurs visuels pour les culture analytics : Everardo Reyes, MCF Laboratoire Paragraphe / Université Paris 8

Les réalisations en « culture analytics » nous fournissent un cadre riche en matière de description visuelle (la notion de « description » étant en relation avec celle de « représentation » au sens informatique, tel qu’elle a été conçue par David Marr). Nous présentons et analysons ici des exemples de productions où la description s’observe à un double niveau. D’un côté, le corpus d’analyse (constitué de collections d’images) est décrit en termes de propriétés visuelles numérisées (quantification de valeurs chromatiques et de formes principalement). D’un autre côté, l’espace d’exploration est lui-même une description dans la mesure où il organise le corpus et propose des éléments interactifs (conventions d’interface graphique et innovations spéculatives).

Theatre analytics : Clarisse Bardiot, MCF Laboratoire DeVisu, Université de Valenciennes

Les Culture Analytics offrent de nombreuses perspectives pour l’étude, l’analyse et la documentation des arts de la scène. A partir des méthodologies présentées et expérimentées pendant le programme Culture Analytics à UCLA, nous présenterons différentes pistes de recherches pour le spectacle vivant. Certaines sont déjà explorées par des chercheurs, à la croisée des études théâtrales, des sciences de l’information et de la communication, et de l’informatique.

Eyetracking et enregistrements des traces de l’activité : en quoi cela nous aide à comprendre l’expérience des visiteurs de musées ? : Daniel Schmitt, MCF Laboratoire DeVisu, Université de Valenciennes

Les traces enregistrées de l’activité des acteurs nourrissent de nombreuses analyses communicationnelles, comportementales, cognitives, émotionnelles, etc. L’eyetracker fait partie des ces outils de captation, mais son usage est loin d’être immédiat car l’interprétation des enregistrements soulève des questions épistémiques délicates. Moyennant quelques réserves, il est possible d’utiliser l’eyetracker comme un outil exceptionnel permettant d’accéder à l’expérience des visiteurs, à leurs « mondes intérieurs » de façon fine, précise et profonde.

Tracking Two Art Critics : 56th Venice Biennale : Nicolas Thély, PR, Laboratoire Arts : pratiques et poétiques, Université Rennes 2, directeur de la MSHB

Dans le cadre du programme de recherche MONADE (Méthodes et Outils Numériques pour la recherche en Arts et Design), le projet Tracking Two Art Critics (56th Venice Biennale) avait pour ambition de conduire une enquête de terrain à distance. Il s’agissait plus précisément de comprendre ce que « critiquer » signifie d’un point de vue pragmatique dans le cadre de l’activité de la critique d’art. Deux critiques d’art exerçant en France ont accepté de contribuer à cette recherche en portant sur eux un enregistreur de données GPS durant les journées professionnelles de la 56e biennale de Venise qui se sont déroulées du 6 au 9 mai 2015.

Les outils numériques pour les designers, table ronde animée par Nicolas Thély

Virginie Pringuet, Université Rennes 2,  Vers un atlas de l’art dans l’espace public : la modélisation d’un musée réticulaire ; Mei Menassel, Université de Valenciennes, les contenus numériques et la ville ; Nolween Maudet, INRIA, les outils numériques du designer ; Robin de Mourat, Université Rennes 2 et Science Po Medialab, Remixer le web de données.

Informations supplémentaires

Research Fellow à UT Dallas

Further to the Culture Analytics long program at UCLA, where I began a research project about the Leonardo Journal, I’m appointed Research fellow at the UT Dallas ArtSciLab Experimental Publishing Initiative directed by Roger Malina.

Post by Roger Malina to present the research project

Bellow, a very first attempt to vizualise the evolution of the different topics of the Leonardo Journal, from 1968 until 2016.

 

Culture Analytics – Senior fellow à UCLA

http://www.ipam.ucla.edu/programs/long-programs/culture-analytics/

2016

My application has been accepted as a senior fellow for the Culture Analytics long program at UCLA / IPAM. During more than 3 months, I’ve learned the very up to date digital humanities methodologies, working with 40 researchers from arts and humanities, computer science and applied mathematics.

 

Description of the Culture Analytics long program : http://www.ipam.ucla.edu/programs/long-programs/culture-analytics/

« The explosion in the widespread use of the Internet and social media and the ubiquity of low cost computing have increased the possibilities for understanding cultural behaviors and expressions, while at the same time have facilitated opportunities for making cultural artifacts both accessible and comprehensible. The rapidly proliferating digital footprints that people leave as they crisscross these virtual spaces offer a treasure trove of cultural information, where culture is considered to be expressive of the norms, beliefs and values of a group. This program encourages the exploration of the unsolved mathematical opportunities that are emerging in this cultural information space. Many successful approaches to the analysis of cultural content and activities have been developed, yet there is still a great deal of work to be done. In this program, we aim to promote a vigorous collaboration across disciplines and devise new approaches and novel mathematics to address these problems of culture analytics, by bringing together leading scholars in the social sciences and humanities with those in applied mathematics, engineering, and computer science. »

Organizing Committee :
Tina Eliassi-Rad (Rutgers University, Computer Science)
Mauro Maggioni (Duke University, Mathematics and Computer Science)
Lev Manovich (The Graduate Center, CUNY, Computer Science)
Vwani Roychowdhury (University of California, Los Angeles (UCLA), Electrical Engineering)
Timothy Tangherlini (University of California, Los Angeles (UCLA), Scandinavian Languages)

General description of IPAM long programs :

« Long programs bring together researchers from mathematics and other disciplines, or multiple areas of mathematics, with the goal of facilitating collaborative, cross-disciplinary research. Senior, mid-career and junior researchers from around the world convene at IPAM for three months.  The long program opens with a week of tutorials, which are followed by several (usually four) workshops on topics related to the overall theme of the program, and a culminating workshop at UCLA’s Lake Arrowhead Conference Center. Between the workshops, the participants organize a seminar series and other activities. »

Rekall, un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres

www.rekall.fr

2007-aujourd’hui

Le développement de Rekall s’inscrit dans le prolongement des recherches menées dans le cadre de DOCAM. Rekall est un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres. C’est un logiciel qui permet de documenter les spectacles et les installations plastiques, en prenant en compte le processus de création, la réception et les différentes formes d’un spectacle.

À l’origine, Rekall a été conçu pour répondre aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes et pour aider les équipes artistiques à retrouver les choix techniques et artistiques effectués d’une résidence à une autre. Un autre objectif était de répondre aux problématiques des chercheurs en arts de la scène confrontés à des problèmes de big data, c’est-à-dire à des ensembles de documents très nombreux nécessitant des outils de visualisation de données pour les analyser.Aujourd’hui, Rekall s’adresse à toute forme de spectacle, qu’il s’agisse de théâtre, de danse, de cirque, de marionnette, ainsi qu’aux installations interactives.

Le fonctionnement de Rekall s’articule essentiellement autour des documents de création : croquis de scénographies, commentaires audio, descriptions d’éléments techniques, vidéos, textes, carnets de notes, conduites techniques, patches, captures d’écran de logiciels spécifiques, partitions, photographies, mails… Il permet de structurer plusieurs strates temporelles : celle du processus de création (éclairer par exemple les recherches menées pour tel aspect du spectacle), de la représentation elle-même (voire de ses différentes versions dans le cas d’un work in progress), et de sa réception (par exemple en ajoutant des commentaires audio de la compagnie sur son propre travail, ou bien de spectateurs, ou encore la revue de presse). Rekall permet d’agréger un nombre infini de documents de différentes natures ayant trait à une œuvre.

Rekall se base sur les métadonnées présentes dans chacun de ces documents pour en extraire des informations cruciales (auteur, date de création, lieu de création, mot-clé, etc.), qui sont ensuite utilisées par les outils d’analyse et de représentation de l’information, afin de révéler des comportements créatifs, des usages ou d’autres informations insoupçonnées.

Les recherches engagées avec Rekall ont donné lieu à plusieurs publications, dont certaines dans des revues internationales, ainsi qu’à des conférences dans des symposiums internationaux.

Publications :

« Rekall: An environment for notation / annotation / denotation », Performance Research. On An/Notations, vol. 20 / 6, éds. Scott DeLahunta, Kim Vincs et Sarah Whatley, décembre 2015, pp. 82-86.

« Video recording and documentation of scenic arts: from the annotation to the visualization of metadata, the example of the Rekall software », Acoustic Space. Data Drift. Archiving Media and Data Art in the 21st Century, vol. 14, éds. Rasa Smite, Raitis Smits et Lev Manovich, octobre 2015.

Bardiot Clarisse, Marais Guillaume, Jacquemin Guillaume et Coduys Thierry, « Rekall  : un environnement open-source pour documenter, analyser les processus de création et simplifier la reprise des œuvres scéniques », Captation, Transformation, Sonification, Talence, AFIM, 2014, pp. 119-129.

Communications dans des symposiums internationaux (sélection) :

  • Montréal, novembre 2015 – Rekall, workshop, colloque Media Art History : ReCreate (Université Concordia, UQAM).
  • Bruxelles, octobre 2015 – « Performing Arts and Born Digital Heritage », colloque Preservation and Access to Born-Digital Culture (Imal, Packed).
  • Warwick, juillet 2014 – « Theater research and Big Data : using Rekall to document Re : Walden, a digital performance by Jean-François Peyret», colloque annuel de la FIRT (Université de Warwick).
  • Lausanne, juillet 2014 – « Arts de la scène et Big Data : conception et développement du logiciel Rekall », colloque Digital Humanities (EPFL/UNIL).
  • Riga, octobre 2013 – « Rekall : a video-annotation software to document digital performances », colloque Media Art History: Renew (RIXC).
  • Barcelone, juillet 2013 – « Rekall, un logiciel pour documenter les digital performances », colloque annuel de la FIRT (Institut del teatre).

Projet initié et conçu par Clarisse Bardiot en collaboration avec Buzzing Light et Thierry Coduys

Production le phénix scène nationale Valenciennes avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication Direction Générale de la Création Artistique dans le cadre de l’Appel à projets Services Culturels Numériques Innovants coordonné par le secrétariat général du ministère de la Culture et de la Communication, du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, de MA scène nationale – Pays de Montbéliard et du Centre national des Arts du Cirque. Production cofinancée par PICTANOVO avec le soutien du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, de Lille Métropole Communauté Urbaine, de la CCI Grand-Hainaut, du Centre National du Cinéma et de l’image animée.