Archives par étiquette : humanités numériques

Séminaire épistémologies et pratiques de humanités numériques – 18 mai – CNRS

J’ai le plaisir d’intervenir vendredi 18 mai dans le séminaire « Epistémologies et pratiques de humanités numériques » à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS.

« Mesurer Merce Cunningham : Que peuvent apporter les culture analytics à l’étude des arts de la scène ? ».

Geneviève Cron (Sciences Po) discutera la conférence.

Comment la transformation des traces du spectacle vivant en données permet-elle de renouveler l’analyse historique et esthétique des arts de la scène ? En s’appuyant sur les méthodologies propres aux Culture Analytics, je propose un exemple à partir de Merce Cunningham. Que pouvons-nous apprendre sur Merce Cunningham, l’un des plus grands chorégraphes du 20è siècle, grâce à ce type d’approche ? D’une longévité exceptionnelle, la carrière de Merce Cunningham s’étend sur sept décennies, de sa première création en 1938 à sa mort en 2009. Les données réunies concernent la distribution des spectacles, leur documentation dans les « dance capsules » ainsi que la vie de la compagnie. Le corpus comprend 183 chorégraphies réparties de 1938 à 2009, dont 86 Dance Capsules, et 347 personnes différentes. A partir de ces éléments, pouvons-nous identifier des traits typiques, des caractéristiques propres à l’histoire et la vie de la compagnie, à l’esthétique de Cunningham et aux stratégies de documentation des œuvres ? La communication présentera les premiers résultats de cette exploration, menée en partie avec des étudiants dans le cadre d’un cours d’introduction aux humanités numériques d’un master en arts.

infos : https://movi.hypotheses.org/228

L’art des données / les données de l’art #1 – 8/01/18 – MESHS – Lille

Lundi 08 janvier 2018, 16h-18h

salle 1, MESHS

informations disponibles sur le site de la MESHS

L’art des données / Les données de l’art est une série de conférences initiée par Clarisse Bardiot (Université de Valenciennes). Chaque rencontre fait intervenir un chercheur en histoire de l’art et un artiste. Leurs réflexions se croisent autour des enjeux liés aux données dans leurs pratiques respectives.

 

Watteau, Gersaint et le Pont Notre-Dame: une recontextualisation offerte par les technologies numériques
Sophie Raux, professeure d’histoire de l’art moderne, Université Lyon 2

Pont Notre-Dame, restitution en images de synthèse (Chromelight Studio, Claudio Gallego, Prosper Groux, www.chromelight-studio.fr)

Sous l’Ancien Régime, le pont Notre-Dame à Paris était surmonté de deux rangées de maisons délimitant une rue pavée, bordée de boutiques, abritant une soixantaine de marchands pour la plupart liés au commerce d’art et de luxe. À certains moments de son histoire, il a réuni une concentration de marchands de tableaux sans équivalent à cette échelle en Europe. Parmi ceux-ci, s’est imposé dans la première moitié du XVIIIe siècle Edme-François Gersaint, pour qui Jean-Antoine Watteau peignit, en 1720, la fameuse Enseigne de Gersaint.

L’intervention rendra compte des résultats d’une équipe de recherche interdisciplinaire, associant histoire de l’art, histoire urbaine et informatique, et ayant eu pour but de faire progresser l’étude de ce milieu socio-professionnel et de son environnement urbain, par le recours aux technologies numériques. L’un des objectifs de ce travail a été de redonner une forme de visibilité à l’environnement disparu d’un tableau singulier devenu l’une des grandes icônes de l’histoire de l’art afin de mieux en saisir le sens, ce dernier ne pouvant être dissocié de la destination et de la fonction d’origine de l’œuvre.

Plus globalement, dans cette étude de cas micro-historique, la visualisation de données et la restitution en images numériques ont été envisagées comme des outils d’analyse en histoire de l’art et non comme une fin en soi. La méthode aura eu le mérite de mettre à l’épreuve les sources, et de tester la validité d’hypothèses, pour aboutir à de nouvelles questions et de nouvelles propositions.

 

Sans titre (provisoire) : un projet d’installation générative à partir des données de Biosphère II
Hugo Deverchère, artiste actuellement en seconde année au Fresnoy

Diagramme présentant les différentes fonctions de Biosphère 2 ( CDO Venture LLP/University of Arizona Biosphere 2)

Que ce soit à partir de récits, de données collectées, d’images captées, fabriquées ou simplement trouvées, le travail plastique d’Hugo Deverchère a recours à des procédés de modélisation, de transposition ou de conversion. Dans une logique proche d’un processus scientifique constitué de prélèvements, d’enregistrements, de captations ou de reproductions, ses recherches forment un ensemble d’expériences qui sont autant de pistes possibles pour interroger et évaluer notre rapport au monde.

Sans titre (provisoire) est un projet d’installation générative permettant la production et le déploiement d’un récit de science-fiction sous l’influence de la mémoire et de l’imaginaire collectif d’un lieu : Biosphère II. Des images et un certain nombre de données captées en temps réel dans le centre de recherche sont à la fois retransmises, analysées et transposées en direct dans l’exposition, de sorte que cet ailleurs vienne avoir lieu ici. Archives et récits sont alors ré-agencés et réécrits par et dans ce contexte, produisant une nouvelle histoire du lieu, le récit d’un devenir possible.

Le projet d’installation met en jeu plusieurs axes de recherches technologiques. Le premier est lié aux formes de retransmission et de représentation en direct : il s’agit d’abord de recueillir des images et des données dans un lieu éloigné (Biosphère II, U.S.A) et de les diffuser/traiter en temps réel. Il est ensuite question de créer un programme informatique qui permette de générer un récit à partir d’un corpus de texte dont les règles de (ré)écriture sont affectées par l’analyse des données enregistrées dans le lieu.
Enfin, il s’agit d’activer en temps réel un certain nombre de dispositifs plastiques (vidéo, son, objets, images etc.) permettant le déploiement du récit au sein d’une installation prenant la forme d’un environnement.

 

Colloque DH 2017 à Montréal

I will be in Montréal next week for the Digital Humanities Conference organized by ADHO.

« MemoRekall Video Capsules : a combination of both intra and inter-documentary approaches to address the documentation of performing arts. »

Following the Tate Modern, several museums have created since 2004 a department specialized in time-based media art. Time-based media artworks have duration as a dimension. Performances belong to them. Documentation is then crucial to preserve the works. Video-recording has a unique place among the documents, by the importance given to it and by the frequent criticism it has received. Two types of approaches are proposed to remedy weaknesses identified : intra-documentary (video annotation) and inter-documentary (links to other documents). After surveying these two strategies through recent examples, I will present MemoRekall, a webapp which gather intra and inter-documentary approaches in a unique HMI. Linked documents and annotations create a new document, a “capsule”. Far beyond the initial objective, MemoRekall can be used for many purposes and contexts.

Programme complet disponible ici

L’art des données / Les données de l’art

Conférence à la MESHS le 4 avril 2017

Les données sont aujourd’hui un enjeu essentiel. En art, elles sont à la fois point de départ et matériau d’oeuvres contemporaines ainsi que de nouvelles methodologies de recherche. Nous proposons d’aborder cette question par un dialogue entre un artiste et un chercheur. Fabien Zocco, artiste diplômé du Fresnoy en 2016, présentera sa démarche basée sur les données, et en particulier ses créations à partir de twitter et google street view. Clarisse Bardiot reviendra sur le programme Culture Analytics qu’elle a suivi en 2016 à la UCLA (avec entre autres Lev Manovich) et les enjeux de ce nouveau champ disciplinaire pour la recherche sur l’art.

Cette première conférence se poursuivra par un cycle associant pour chaque séance un artiste et un chercheur sur l’année 2017/2018.

Image : Fabien Zocco, Threads, 2014

Arts de la scène et Culture Analytics – conférence à Montréal

Conférence

20/02/2017

Présentation de mes travaux récents dans le cadre de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques et le CRIHN – Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques.

Résumé :
Alors que les arts de la scène ont largement investi le champ des « nouvelles » technologies d’un point de vue esthétique, l’application de ces technologies à leur étude est un phénomène embryonnaire. Les humanités numériques ne serait-elles pas pour les études théâtrales l’étendard prometteur de nouvelles perspectives scientifiques qu’elles sont pour d’autres disciplines ? Après un panorama sur les « deux vagues » (Presner, 2010) des humanités numériques dans le champs des études théâtrales, j’examinerai plus particulièrement les possibilités offertes par les Culture Analytics, soit l’analyse de la culture basée sur les données. A partir des méthodologies présentées et expérimentées pendant le programme Culture Analytics à UCLA, je présenterai différentes pistes de recherches pour l’étude, l’analyse et la documentation des arts de la scène dans un contexte de « medium data ».

Adrien M et Claire B – La neige n’a pas de sens en livre numérique et en anglais

The book La neige n’a pas de sens is now available in a digital version on the App Store, in French and in English. 

The digital book has more archival documents than the printed issue. It includes video capsules realized with MemoRekall.  Here is an example of a capsule about Hakanai :

Hakanai – Compagnie AMCB from Clarisse Bardiot on MemoRekall.

Adrien M et Claire B – La neige n’a pas de sens – Subjectile

La neige n’a pas de sens from Adrien M & Claire B on Vimeo.

Début d’une nouvelle collection sur les processus de création avec le dernier ouvrage que je viens d’éditer pour Subjectile.

La compagnie Adrien M & Claire B crée des formes allant du spectacle aux installations dans le champ des arts numériques et celui des arts vivants. Elle est codirigée par Claire Bardainne et Adrien Mondot. Leur démarche place l’humain au centre des enjeux technologiques, et le corps au cœur des images, avec comme spécificité le développement sur mesure des outils informatiques. Ils poursuivent la recherche d’un numérique vivant : mobile, artisanal, éphémère et sensible.

Cette première monographie consacrée à leur travail présente de nombreux documents inédits sur leur processus de création, un entretien avec les artistes ainsi que des textes de plusieurs collaborateurs qui permettent de découvrir les différentes facettes de leur approche. Une série d’œuvres en réalité augmentée, conçues spécifiquement pour ce livre, vient compléter l’ensemble.

Textes de Clarisse Bardiot, Laurent Derobert, Charlotte Farcet, Norbert Godon, Pierre Guillois, Catherine Rossi-Batôt.

Informations sur le site de Subjectile

Culture Analytics – Senior fellow à UCLA

http://www.ipam.ucla.edu/programs/long-programs/culture-analytics/

2016

My application has been accepted as a senior fellow for the Culture Analytics long program at UCLA / IPAM. During more than 3 months, I’ve learned the very up to date digital humanities methodologies, working with 40 researchers from arts and humanities, computer science and applied mathematics.

 

Description of the Culture Analytics long program : http://www.ipam.ucla.edu/programs/long-programs/culture-analytics/

« The explosion in the widespread use of the Internet and social media and the ubiquity of low cost computing have increased the possibilities for understanding cultural behaviors and expressions, while at the same time have facilitated opportunities for making cultural artifacts both accessible and comprehensible. The rapidly proliferating digital footprints that people leave as they crisscross these virtual spaces offer a treasure trove of cultural information, where culture is considered to be expressive of the norms, beliefs and values of a group. This program encourages the exploration of the unsolved mathematical opportunities that are emerging in this cultural information space. Many successful approaches to the analysis of cultural content and activities have been developed, yet there is still a great deal of work to be done. In this program, we aim to promote a vigorous collaboration across disciplines and devise new approaches and novel mathematics to address these problems of culture analytics, by bringing together leading scholars in the social sciences and humanities with those in applied mathematics, engineering, and computer science. »

Organizing Committee :
Tina Eliassi-Rad (Rutgers University, Computer Science)
Mauro Maggioni (Duke University, Mathematics and Computer Science)
Lev Manovich (The Graduate Center, CUNY, Computer Science)
Vwani Roychowdhury (University of California, Los Angeles (UCLA), Electrical Engineering)
Timothy Tangherlini (University of California, Los Angeles (UCLA), Scandinavian Languages)

General description of IPAM long programs :

« Long programs bring together researchers from mathematics and other disciplines, or multiple areas of mathematics, with the goal of facilitating collaborative, cross-disciplinary research. Senior, mid-career and junior researchers from around the world convene at IPAM for three months.  The long program opens with a week of tutorials, which are followed by several (usually four) workshops on topics related to the overall theme of the program, and a culminating workshop at UCLA’s Lake Arrowhead Conference Center. Between the workshops, the participants organize a seminar series and other activities. »

MemoRekall : une webapp gratuite et open source pour la médiation numérique des œuvres

www.memorekall.fr

2015-aujourd’hui

MémoRekall est la version extrêmement simplifiée du logiciel Rekall, à usage du grand public et des scolaires. MémoRekall permet d’annoter des captations vidéo pour réaliser des webdocumentaires autour d’une œuvre en agrégeant différents documents et en les commentant. Il s’agit d’une nouvelle approche du cahier pédagogique, de la captation vidéo et de la médiation avec les outils numériques d’aujourd’hui, dans une dimension créative et collaborative. Les internautes peuvent contribuer, seul ou à plusieurs, à la création d’une capsule.

Les annotations sont de deux natures différentes :

  • des documents (photos, textes, vidéos, sons, liens…) apparaissent au fur et à mesure de la lecture de la vidéo
  • des notes saisies « à la volée » viennent sous-titrer la vidéo.

Si le projet a été initialement conçu pour le spectacle vivant, son champ d’application est beaucoup plus large et peu concerner toutes les pratiques artistiques.

Il est possible d’utiliser MémoRekall de différentes manières :

  • Pour réaliser un cahier pédagogique multimédia

Un théâtre, un musée, une institution culturelle ou un artiste utilise MémoRekall pour créer et diffuser un cahier pédagogique sous forme de webdoc. Sont agrégés à la captation d’autres vidéos (une interview du commissaire d’exposition, un entretien avec l’artiste…), des documents iconographiques, des textes de références, des liens vers d’autres documents, etc. Soit tout type de document permettant une meilleure compréhension de l’œuvre. Il est possible de réaliser facilement plusieurs webdocs en fonction du niveau des élèves (primaire, collège, lycée) puis de partager le travail réalisé avec les autres partenaires accueillant cette œuvre (par exemple lors de la tournée d’un spectacle dans différents théâtres). Le cahier pédagogique est mutualisable entre les partenaires et devient une ressource commune.

  • Pour conduire une école du spectateur numérique

Avant ou après un spectacle ou une visite d’exposition, un atelier est organisé avec des scolaires pour qu’une classe (ou un groupe d’élève) réalise son propre webdoc sur une œuvre. Chaque classe propose sa propre lecture d’une œuvre, mise en forme dans MémoRekall, avec possibilité de diffusion sur les sites web de l’école, de l’institution ou de l’artiste. Cet atelier peut être réalisé par un enseignant ou par un médiateur. Il peut être l’occasion de multiples activités : recherche de document d’archives sur le net, création de documents multimédias, analyse d’oeuvres, rencontres avec les équipes artistiques, etc.

  • Pour éditer un webdocumentaire scientifique

A l’occasion d’une exposition, d’une rétrospective ou encore dans le cadre d’une stratégie éditoriale, un webdoc est réalisé sur une œuvre par un spécialiste (chercheur, conservateur, expert) à partir de documents d’archives ou de documents créés pour l’occasion. Ce webdoc est signé par un auteur, comme dans le cas d’un documentaire. Il s’agit d’une analyse de référence, qui peut ensuite être diffusée soit sur le site internet de l’événement et/ou de l’institution, soit sous forme d’application pour ios et android, soit sur des tablettes interactives dans le cadre par exemple d’une exposition, ou bien dans le hall d’un théâtre avant et après la représentation.

  • Pour simplifier la diffusion des œuvres

Aujourd’hui, lorsqu’un spectacle est accueilli dans un théâtre, la compagnie doit envoyer de nombreux documents à différents interlocuteurs pour transmettre des informations relatives à la production, à la médiation, à la technique, à l’accueil des publics, etc. MémoRekall permet de regrouper tous les documents nécessaires à la diffusion, avec la possibilité de les mettre à jour facilement. A partir du webdoc réalisé par la compagnie, une seule adresse permet aux différents interlocuteurs de récupérer les documents nécessaires à l’accueil du spectacle. Cet usage permet de gagner un temps précieux dans les échanges entre la compagnie et le lieu d’accueil. Ce faisant, tous les interlocuteurs ont eu un aperçu du spectacle via la captation vidéo.

MémoRekall a été testé par des classes de collèges et de lycée, des étudiants, des enseignants et des professionnels de la culture. L’accueil est enthousiaste : dès son apparition, des théâtres et des classes se sont emparés de MémoRekall pour leurs activités.

La webapp a été réalisée et mise en ligne en septembre 2015. Des articles et des communications sur cette expérience sont en cours de rédaction.

Projet conçu par Clarisse Bardiot en collaboration avec Buzzing Light et Thierry Coduys, production Subjectile et le Phénix scène nationale Valenciennes avec le soutien du Pôle Image Nord – Pas de Calais, du ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Rhône Alpes, du Fresnoy, Studio national des arts contemporains et de MA scène nationale – Pays de Montbéliard, du Centre National des Arts du Cirque, de l’Institut International de la Marionnette.

Production cofinancée par PICTANOVO avec le soutien du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, de Lille Métropole Communauté Urbaine, de la CCI Grand-Hainaut, du Centre National du Cinéma et de l’image animée.

Projet réalisé avec le soutien de la Direction générale de la création artistique, Ministère de la culture et de la communication.

Preservation and Access to Born-digital Culture | iMAL.org

Preservation and Access to Born-digital Culture
30 Octobre – 31 Octobre 2015 – Bruxelles

Avec: Erkki Huhtamo (FI, UCLA), Baruch Gottlieb & Philipp Tögel (DE, Vilem Flusser Archive), Emmanuel Guez (FR, pamal.org), Gaby Wijers (NL, Lima), Valérie Perrin (FR, Espace Gantner), Jon Ippolito (US, re-collection), Ben Fino-Radin (US, MoMA), John Langdon & Anna Henry (UK, Tate Modern), Céline Thomas & Chu Yin Chen (FR, BnF – Univ.Paris 8), Geoffrey Brown (US, indiana.edu), Clarisse Bardiot (FR/BE,rekall.fr), Olia Lialina (DE), Dragan Espenschied (US/DE, Rhizome.org), Klaus Rechert (DE, Univ.Freiburg – bwFLA), Jason Scott (US, Internet Arcade – archive.org).

Preservation and Access to Born-digital Culture | iMAL.org.