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Atelier Rekall – Lille – 15 octobre 2015

BootCamp

Rekall, un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et simplifier la reprise des œuvres.

Jeudi 15 octobre 2015 – 10h-17h
MESHS, 2, rue des Canonniers, 59000 Lille

sur inscription

Formateurs : Clarisse Bardiot et Buzzing Light, concepteurs et développeurs du logiciel Rekall.
Chercheur associé : Nicolas Thély

Ce premier bootcamp dans le cadre du projet DORRA-DH (Développement d’outils et d’un réseau de la recherche en arts dans le champ des humanités numériques) propose un atelier-formation d’une journée au logiciel Rekall. Porté par Clarisse Bardiot (laboratoire DeVisu, UVHC) en partenariat avec Nicolas Thély (Équipe Arts : Pratiques et Poétiques, Université Rennes 2), DORRA-DH, réunit des chercheurs en arts plastiques, en arts de la scène, en muséographie ainsi qu’en sciences de l’information et de la communication. Le projet a pour objet la création d’un réseau de chercheurs en arts et humanités numériques basé sur le développement d’outils numériques. Les activités se dérouleront sur 12 mois à travers des séminaires ateliers, des enquêtes de terrain, et le déploiement du logiciel Rekall.

Rekall est un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres. C’est un logiciel qui permet de documenter les spectacles et les installations plastiques, en prenant en compte le processus de création, la réception et les différentes formes d’une œuvre. Inspiré par l’approche des médias variables, Rekall a été conçu pour répondre aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes et pour aider les équipes artistiques à retrouver les choix techniques et artistiques effectués d’une résidence à une autre. Un autre objectif était de répondre aux problématiques des chercheurs en arts de la scène confrontés à des problèmes de big data, c’est-à-dire à des ensembles de documents très nombreux nécessitant des outils de visualisation de données pour les analyser.

L’objectif de ce bootcamp est de proposer aux chercheurs en art une formation sur des outils numériques dédiés à leur champ de recherche, ainsi qu’un espace d’échange sur leurs propres pratiques et problématiques. La formation est ouverte à tous les étudiants (doctorat), enseignants-chercheurs, conservateurs et ingénieurs intéressés par les outils numériques en art et/ou impliqués dans un projet d’exploitation de telles archives. L’atelier est ouvert aux débutants. Les participants sont invités à apporter leurs sources (archives numérisées, vidéos, images, enregistrement sonores, textes…) afin de les utiliser durant l’atelier, ainsi que leur ordinateur personnel.

L’atelier est gratuit, mais l’inscription est obligatoire. Pour vous inscrire, merci d’utiliser ce formulaire. Les frais de déplacement et de restauration sont à la charge des participants.

Nombre de places disponibles : 15 à 20 places

Informations

MemoRekall : un nouvel outil pour l’annotation vidéo

Grâce au soutien du Ministère de la Culture et de nombreuses institutions culturelles, voici la version très simplifiée pour les scolaires et le grand public du logiciel Rekall, réalisée par le même équipe (Clarisse Bardiot, Guillaume Marais, Guillaume Jacquemin, Thierry Coduys).

MemoRekall est une application web libre et gratuite d’annotation et commentaire vidéo pour la médiation numérique.

Avec MemoRekall, expliquez facilement le contenu des vidéos. À n’importe quel moment de la vidéo, ajoutez une annotation, un document (une image, un texte, un pdf) ou une ressource en ligne pour préciser ce qui est rapidement évoqué. Le résultat est une capsule que vous pouvez publier où vous voulez.

Les annotations sont de deux natures différentes :

  • des documents (photos, textes, vidéos, sons, liens…) apparaissent au fur et à mesure de la lecture de la vidéo
  • des notes saisies « à la volée » viennent sous-titrer la vidéo.

Si le projet a été initialement conçu pour le spectacle vivant, son champ d’application est beaucoup plus large et peu concerner toutes les pratiques artistiques.

Il est possible d’utiliser MémoRekall de différentes manières :

  • Pour réaliser un cahier pédagogique multimédia

Un théâtre, un musée, une institution culturelle ou un artiste utilise MémoRekall pour créer et diffuser un cahier pédagogique sous forme de capsule. Sont agrégés à la captation d’autres vidéos (une interview du commissaire d’exposition, un entretien avec l’artiste…), des documents iconographiques, des textes de références, des liens vers d’autres documents, etc. Soit tout type de document permettant une meilleure compréhension de l’œuvre. Il est possible de réaliser facilement plusieurs capsules en fonction du niveau des élèves (primaire, collège, lycée) puis de partager le travail réalisé avec les autres partenaires accueillant cette œuvre (par exemple lors de la tournée d’un spectacle dans différents théâtres). Le cahier pédagogique est mutualisable entre les partenaires et devient une ressource commune.

  • Pour conduire une école du spectateur numérique

Avant ou après un spectacle ou une visite d’exposition, un atelier est organisé avec des scolaires pour qu’une classe (ou un groupe d’élève) réalise sa propre capsule sur une œuvre. Chaque classe propose sa propre lecture d’une œuvre, mise en forme dans MémoRekall, avec possibilité de diffusion sur les sites web de l’école, de l’institution ou de l’artiste. Cet atelier peut être réalisé par un enseignant ou par un médiateur. Il peut être l’occasion de multiples activités : recherche de document d’archives sur le net, création de documents multimédias, analyse d’oeuvres, rencontres avec les équipes artistiques, etc.

  • Pour éditer un webdocumentaire scientifique

A l’occasion d’une exposition, d’une rétrospective ou encore dans le cadre d’une stratégie éditoriale, une capsule est réalisé sur une œuvre par un spécialiste (chercheur, conservateur, expert) à partir de documents d’archives ou de documents créés pour l’occasion. Cette capsule est signée par un auteur, comme dans le cas d’un documentaire. Il s’agit d’une analyse de référence, qui peut ensuite être diffusée soit sur le site internet de l’événement et/ou de l’institution, soit sous forme d’application pour ios et android, soit sur des tablettes interactives dans le cadre par exemple d’une exposition, ou bien dans le hall d’un théâtre avant et après la représentation.

  • Pour simplifier la diffusion des œuvres

Aujourd’hui, lorsqu’un spectacle est accueilli dans un théâtre, la compagnie doit envoyer de nombreux documents à différents interlocuteurs pour transmettre des informations relatives à la production, à la médiation, à la technique, à l’accueil des publics, etc. MémoRekall permet de regrouper tous les documents nécessaires à la diffusion, avec la possibilité de les mettre à jour facilement. A partir de la capsule réalisée par la compagnie, une seule adresse permet aux différents interlocuteurs de récupérer les documents nécessaires à l’accueil du spectacle. Cet usage permet de gagner un temps précieux dans les échanges entre la compagnie et le lieu d’accueil. Ce faisant, tous les interlocuteurs ont eu un aperçu du spectacle via la captation vidéo.

Rekall, un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres

www.rekall.fr

2007-aujourd’hui

Le développement de Rekall s’inscrit dans le prolongement des recherches menées dans le cadre de DOCAM. Rekall est un environnement open source pour documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres. C’est un logiciel qui permet de documenter les spectacles et les installations plastiques, en prenant en compte le processus de création, la réception et les différentes formes d’un spectacle.

À l’origine, Rekall a été conçu pour répondre aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes et pour aider les équipes artistiques à retrouver les choix techniques et artistiques effectués d’une résidence à une autre. Un autre objectif était de répondre aux problématiques des chercheurs en arts de la scène confrontés à des problèmes de big data, c’est-à-dire à des ensembles de documents très nombreux nécessitant des outils de visualisation de données pour les analyser.Aujourd’hui, Rekall s’adresse à toute forme de spectacle, qu’il s’agisse de théâtre, de danse, de cirque, de marionnette, ainsi qu’aux installations interactives.

Le fonctionnement de Rekall s’articule essentiellement autour des documents de création : croquis de scénographies, commentaires audio, descriptions d’éléments techniques, vidéos, textes, carnets de notes, conduites techniques, patches, captures d’écran de logiciels spécifiques, partitions, photographies, mails… Il permet de structurer plusieurs strates temporelles : celle du processus de création (éclairer par exemple les recherches menées pour tel aspect du spectacle), de la représentation elle-même (voire de ses différentes versions dans le cas d’un work in progress), et de sa réception (par exemple en ajoutant des commentaires audio de la compagnie sur son propre travail, ou bien de spectateurs, ou encore la revue de presse). Rekall permet d’agréger un nombre infini de documents de différentes natures ayant trait à une œuvre.

Rekall se base sur les métadonnées présentes dans chacun de ces documents pour en extraire des informations cruciales (auteur, date de création, lieu de création, mot-clé, etc.), qui sont ensuite utilisées par les outils d’analyse et de représentation de l’information, afin de révéler des comportements créatifs, des usages ou d’autres informations insoupçonnées.

Les recherches engagées avec Rekall ont donné lieu à plusieurs publications, dont certaines dans des revues internationales, ainsi qu’à des conférences dans des symposiums internationaux.

Publications :

« Rekall: An environment for notation / annotation / denotation », Performance Research. On An/Notations, vol. 20 / 6, éds. Scott DeLahunta, Kim Vincs et Sarah Whatley, décembre 2015, pp. 82-86.

« Video recording and documentation of scenic arts: from the annotation to the visualization of metadata, the example of the Rekall software », Acoustic Space. Data Drift. Archiving Media and Data Art in the 21st Century, vol. 14, éds. Rasa Smite, Raitis Smits et Lev Manovich, octobre 2015.

Bardiot Clarisse, Marais Guillaume, Jacquemin Guillaume et Coduys Thierry, « Rekall  : un environnement open-source pour documenter, analyser les processus de création et simplifier la reprise des œuvres scéniques », Captation, Transformation, Sonification, Talence, AFIM, 2014, pp. 119-129.

Communications dans des symposiums internationaux (sélection) :

  • Montréal, novembre 2015 – Rekall, workshop, colloque Media Art History : ReCreate (Université Concordia, UQAM).
  • Bruxelles, octobre 2015 – « Performing Arts and Born Digital Heritage », colloque Preservation and Access to Born-Digital Culture (Imal, Packed).
  • Warwick, juillet 2014 – « Theater research and Big Data : using Rekall to document Re : Walden, a digital performance by Jean-François Peyret», colloque annuel de la FIRT (Université de Warwick).
  • Lausanne, juillet 2014 – « Arts de la scène et Big Data : conception et développement du logiciel Rekall », colloque Digital Humanities (EPFL/UNIL).
  • Riga, octobre 2013 – « Rekall : a video-annotation software to document digital performances », colloque Media Art History: Renew (RIXC).
  • Barcelone, juillet 2013 – « Rekall, un logiciel pour documenter les digital performances », colloque annuel de la FIRT (Institut del teatre).

Projet initié et conçu par Clarisse Bardiot en collaboration avec Buzzing Light et Thierry Coduys

Production le phénix scène nationale Valenciennes avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication Direction Générale de la Création Artistique dans le cadre de l’Appel à projets Services Culturels Numériques Innovants coordonné par le secrétariat général du ministère de la Culture et de la Communication, du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, de MA scène nationale – Pays de Montbéliard et du Centre national des Arts du Cirque. Production cofinancée par PICTANOVO avec le soutien du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, de Lille Métropole Communauté Urbaine, de la CCI Grand-Hainaut, du Centre National du Cinéma et de l’image animée.

Présentation de Rekall au labo de l’édition à Paris – 2 juin

Labo de l’édition – 2 juin – 18h-21h

Rekall, un logiciel pour documenter, analyser les processus de création et simplifier la reprise des œuvres.

Rekall est une réponse aux problématiques de documentation et de conservation des arts à composante technologique, ainsi qu’aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes. En période de création, il permet de gagner du temps pour retrouver facilement les choix techniques et artistiques effectués d’une résidence à une autre. Rekall permet est à la fois un outil d’annotation multimédia et un système de visualisation de données pour l’analyse de vastes corpus documentaires.

Ce workshop mené par l’équipe de création du logiciel permettra d’en découvrir les principaux usages et fonctionnalités.

Avec Clarisse Bardiot et Guillaume Marais

www.rekall.fr

 

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Dorra-Dh : développement d’outils et la création d’un réseau de la recherche en arts dans le champ des humanités numériques

Retrouvez le programme de recherche sur le blog hypothèse.

2015-2016

Le projet interdisciplinaire DORRA-­DH a pour ambition le développement d’outils et la création d’un réseau de la recherche en arts dans le champ des humanités numériques. À partir du déploiement du logiciel Rekall, projet initié et conçu par Clarisse Bardiot, il s’agit de consolider l’usage d’outils pour nourrir l’émergence de la recherche en arts et humanités numériques et structurer un réseau autour de ces questions. Ce projet est porté par Clarisse Bardiot (MCF à l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis et membre du laboratoire DeVisu) en partenariat avec Nicolas Thély (professeur à l’université Rennes 2, membre de l’Équipe Arts : Pratiques et Poétiques). Il réunit des chercheurs en arts plastiques, arts de la scène, muséographie et sciences de l’information et de la communication. Deux autres institutions sont associées au projet : l’association francophone des humanités numériques Humanistica et le phénix scène nationale Valenciennes. Ce projet s’inscrit dans les axes Humanités numériques et Travail et création. En effet le projet DORRA-­DH implique une réflexion sur la création artistique à l’heure des humanités numériques ainsi que sur les industries créatives (notamment via Rekall), et fait intervenir deux institutions culturelles (le phénix en tant que partenaire et le Louvre-­Lens comme terrain d’enquête).

Les recherches se déroulent sur 12 mois à travers trois types d’activités :

  • deux enquêtes de terrain portant sur sur les logiciels et environnements de captation et d’écriture avec des données artistiques : l’une en Amérique du Nord (colloque Media Art History à Montréal et laboratoire Software Studies Initiative de Lev Manovich à New York) et l’autre au Louvre-Lens ;
  • la poursuite du développement du logiciel Rekall en favorisant sa dissémination et des retours d’expérience de la part de la communauté des chercheurs en art ;
  • la structuration d’un réseau par l’organisation de séminaires, workshop et journées d’étude (THATCamp, BootCamp, etc.)

La version Bêta de Rekall est disponible !

Rekall est un environnement open-source pour documenter, analyser les processus de création et simplifier la reprise des œuvres. Rekall est un logiciel qui permet de documenter les œuvres scéniques en prenant en compte le processus de création, la réception et les différentes formes d’un spectacle. Il s’adresse à la fois aux artistes, aux techniciens, aux chercheurs et au grand public. Rekall est une réponse aux problématiques de documentation et de conservation des arts à composante technologique, ainsi qu’aux difficultés rencontrées par les artistes lors de la reprise d’un spectacle dont les technologies sont devenues obsolètes, tout en étant au plus près de la démarche propre à chaque artiste, à chaque compagnie.

La version actuellement disponible est une version bêta. Vous pouvez la télécharger sur www.rekall.fr et nous faire part de vos commentaires par mail (contact@rekall.fr). Il s’agit avant tout de tester le logiciel, essentiellement sur les fonctions d’analyse des œuvres. La partie liée à la documentation du processus de création pendant les résidences sera finalisée prochainement, pour la version 0.1.

Prochains rendez-vous

Conférences

Je présenterai Rekall lors de deux colloques internationaux en juillet :

  • 11 juillet, Lausanne : « Arts de la scène et Big Data : conception et développement du logiciel Rekall », colloque Digital Humanities, Suisse, http://dh2014.org/
  • 31 juillet, Warwick : « Theater research and big data : using Rekall to document Re-Walden, a digital performance by Jean-François Peyret”, colloque Firt, Angleterre (dans un panel sur la documentation de la mise en scène) http://iftr2014warwick.org/

Workshop

15 juillet – festival d’Avignon. Dans le cadre des rencontres professionnelles du festival d’Avignon j’animerai avec Guillaume Jacquemin un workshop autour du logiciel Rekall. ISTS, salle des commissions n°2. Jauge maximum de 49 personnes. Sur réservation

DOCAM – Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques

www.docam.ca

2005-2010

DOCAM est un projet de recherche concernant la documentation et la préservation des arts médiatiques. Les institutions culturelles sont confrontées à deux types de problèmes. D’une part, elles doivent concevoir des stratégies efficaces pour préserver les anciennes œuvres d’art à composantes technologiques. D’autre part, elles doivent documenter, préserver et comprendre les technologies à la base de telles œuvres, avec une rigueur professionnelle et un sens profond du contexte historique dans lequel ces technologies ont été développées.

Initié par la Fondation Daniel Langlois (Montréal), ce programme de recherche repose sur la collaboration d’universités, de musées, de centre d’archives et de documentation et d’institutions culturelles : Université McGill, Queen’s University, Université du Québec à Montréal, École des arts visuels et médiatiques et Centre interuniversitaire en arts médiatiques (CIAM), Université de Montréal, Musée des beaux-arts du Canada, Musée d’art contemporain de Montréal, Centre Canadien d’Architecture, Hexagram, (Canada), New York University, Leonardo (Etats-Unis), V2 (Pays-Bas), Centre des Écritures Contemporaines et Numériques (CECN) (Mons, Belgique), ZKM (Karlsruhe, Allemagne).

DOCAM concerne en priorité les arts plastiques. Dans la plupart des programmes de recherche sur cette question, les arts de la scène sont souvent le parent pauvre. Il est donc important de souligner l’aspect multidisciplinaire de ce programme et l’attention particulière portée au spectacle vivant.

Les recherches ont eu lieu de 2006 à 2010. Les différents chercheurs et organismes impliqués se sont réunit lors d’un symposium annuel pour mettre en commun les résultats de leurs recherches.

Les recherches effectuées explorent les différentes questions évoquées ci-dessus à partir d’études de cas (en particulier autour des créations de la chorégraphe Michèle Noiret) et d’un état de l’art des méthodologies de documentation des arts de la scène à composantes technologiques (comparatif d’ontologies). Elles ont permis de mettre en valeur les problématiques spécifiques engendrées par la captation vidéo et de proposer une maquette conceptuelle d’un logiciel d’annotation vidéo.

Publications :

  • « Une autre mémoire : la chorégraphie des données. À propos des objets numériques développés par William Forsythe (Improvisation Technologies, Synchronous objects et Motion Bank) », in Anne Bénichou, (éd.). Recréer / scripter – Mémoires et transmissions des œuvres performatives et chorégraphiques contemporaines, Dijon, Les presses du réel, 2015, (« Nouvelles scènes »), pp. 235-252
  • « Noter, annoter. Comment documenter les arts de la scène à composante technologique – Noting/Annotating. Documenting the technology-based performing arts », Art press 2 « Les enjeux de la conservation des arts technologiques », janvier 2009, pp. 30‑36
  • « Analyser et annoter les documents techniques provenant des spectacles à composante technologique : le cas des diagrammes de 9 Evenings », Le Document Électronique, Paris, Europia, 2007, pp. 145‑150, [En ligne : http://lodel.irevues.inist.fr/cide/index.php?id=289]

9 Evenings, Theatre & Engineering

Site web du projet

2005-2006

9 Evenings, Theatre & Engineering est une manifestation organisée par E.A.T. en 1966 à New York. Evènement majeur et précurseur dans l’histoire des relations entre théâtre et technologie, comme dans l’histoire des nouveaux média, 9 Evenings repose sur la collaboration de 10 artistes (David Tudor, John Cage, Yvonne Rainer, Alex Hay, Deborah Hay, Robert Rauschenberg, Oyvind Fahlstrom, Steve Paxton, Robert Whitman, Lucinda Childs) et d’une trentaine d’ingénieurs de Bell Labs.

La recherche menée considère les différents aspects de la relation entre artistes et ingénieurs. Elle s’articule autour des diagrammes publiés dans le programme, confrontés à des documents visuels (dont les captations tournées par Alfons Schilling), à des témoignages (interviews d’Yvonne Rainer, Robert Whitman, Deborah Hay et de différents participants), et à différents fonds d’archives (dont le fond John Cage à la New York Public Library for the Performing Arts et les archives de la Judson Church à la NYU).

Cette recherche a été menée en 2005 dans le cadre du programme de chercheur résident à la Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie à Montréal. La Fondation Daniel Langlois souhaitait publier les résultats des recherches sur son site Internet. La publication sur le web était l’occasion d’explorer une écriture spécifique pour ce support. Fragmentaire et discursive, cette écriture est une tentative d’articulation et de tissage de textes courts, de documents d’archives numérisés, d’images, et d’animations interactive des diagrammes. Le site Internet réalisé a été retenu par le MIT pour être présenté sur des bornes interactives dans le cadre de l’exposition 9 Evenings Reconsidered : Art, Theatre & Engineering en 2006 au List Visual Arts Center, puis à Montréal et en Europe.

Publications :

  • BOUCHARDON, Serge, BARDIOT, Clarisse et CAUBEL, Hélène, « Recherche, ingénierie, création artistique : processus, prototypes, productions », Hermès, vol. 2 / 75, 2015, pp. 177‑187.
  • « Un exemple fondateur de collaboration interdisciplinaire : 9 Evenings, Theatre & Engineering », Ligéia, juin 2015,  pp. 79‑87.
  • « The Diagrams of 9 Evenings », in 9 Evenings Reconsidered : Art, Theatre, and Engineering, 1966, Cambridge, Mass., MIT List Visual Arts Center, 2006, pp. 45‑54 ; « Les images de 9 Evenings : theater and Engineering», in Philippe Dubois, Frédéric Monvoisin, Elena Biserna, (éds.). Extended cinema : le cinéma gagne du terrain, Pasian di Prato (UD) [i.e. Udine, Italy], Campanotto, 2010, (« Zeta cinema », 25), pp. 243‑246
  • 9 Evenings : Theatre and Engineering, Montréal, Fondation Daniel Langlois, 2006, [En ligne : http://www.fondation-langlois.org/html/f/page.php?NumPage=572]